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Miwo Miba

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Hum […]   Rires et pleurs ! Ça a été toujours comme ça et c’est normal. Ne pensez pas que l’histoire de ce pays vous servira dans vos discours, quand vous aurez envie de restituer votre allure indigéniste si fière. Vous allez le regretter. L’histoire prend toujours des notes. C’est comme pour le carma, ça vous condamne à revivre une action, une attitude ou un choix négligent. Gare aux  manfouben saint Tomas  ! Il y a un ensemble d’interrogation que jamais vous ne prenez le temps de pencher dessus. Je ne peux pas tolérer : le fait que je dois abandonner ce (pays) qui est à moi. Comment se fait-il que ce soit moi qui dois être frustré quand je ne vole pas ? Quand je ne tue pas ? Quand je ne kidnappe pas ? J’étudie bordel ! On dirait que mes parents ont oublié de me dire : « L’école ne vaut pas la peine ». Dans les livres et les principes je lis l’espoir et un monde meilleur, cependant dans les visages de mon entourage je lis une ...

Brulant Souvenir

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Je me sers de la mélancolie pour me hisser dans la spirale de Frankétienne, dans les treize nouvelles vodous de Gary Victor pour tremper le bec de ma plume dans cette marre d’encre de la culture d’écriture en Haïti qui se dessèche. J’aime faire de longues phrases dans mes écrits, je sème la paresse et le découragement me poursuivant en filigrane, mes analyses automatiques sont devenues un regard pathologique comme un philanthrope qui se trouve dans un gang de meurtrier. Quelle ironie ! Gymnastique littéraire. Nous revoilà de nouveau devant cette mélancolie qui s’incarne dans chaque secousse du 12 janvier 2010. Il y a cette sensibilité, cette sensation, et cette vibration qui choquent la moindre prise de contact avec l’odeur du sol et les souvenirs. Une énergie de martyre, une subtilité de chaque perte, chaque atome de vie qui s’échappe de chaque corps pour graver derrière eux un silence épicé.  Je me cris halte ! Je m’asphyxie en me plongeant dans l’immensité de cette tristesse, ma...

Gonaïves, une ville pleine de ressources patrimoniales.

La ville des Gonaïves, de son ancienne nomination Gonaïbo fut un ancien village indien fondée en 1422. Elle est une commune du département de l’Artibonite et est reconnue comme étant la Cité de l’Indépendance de par sa participation à la révolution haïtienne. Cette ville fut le théâtre de plusieurs hauts faits historiques notamment l’arrestation de Toussaint Louverture et son embarcation, la proclamation de l’Indépendance,… Elle regorge pas mal de potentialités patrimoniales, parmi elles : la place d’Armes des Gonaïves, l’habitation Georges (Ka Jòj en créole haïtien ), le Mémorial de l’Indépendance, la place Bouteille Boisrond Tonnerre, les lakou, places incontournables du vodou (Soukri, Souvenance et Badjo…), qui pourraient la mettre sous le coup des projecteurs en les transformant en ressources touristiques. Malheureusement, un simple constat permet de voir que la ville et ses potentialités sont livrées à elles-mêmes, ce qui est due soit par l’absence de politique culturelle d’une m...

LA FEMME : TOUT ET RIEN

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  Oubliées de l’histoire, elles le sont. Double face de la pièce de monnaie dominant et dominé, elles le sont. Ombre des grandes périodes innovatrices et des moments sans précédent ; elles le sont. Tantôt en héroïne, en ténèbres ou joker elles le sont pi rèd . Avec tellement de chapeau, elles deviennent une arme : romantique, épique, spiralisée, redoutable, qui passe de siècle en siècle entre les mains des sociétés sans jamais déposer ce lourd fardeau qui les siphonne et en même temps qui définit tout ce qu’elles sont : femmes . Elles rebondissent sur les discours de genre pour se casser les dent contre le mur limitrophe de leur œuvre aidant à la retransmission des valeurs machistes de génération en génération comme mères socialisatrices. Pourquoi : Entre la galanterie et le mâle alpha, se trouve: une femme qui se sent vexée d’être rejetée? Une autre femme qui a besoin de l’argent en continu sans travailler ? une autre a besoin du féminisme comme boucli...

Y a-t-il un homme bien en Jovenel?

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Quand j’ai eu pour la première fois l'attention fixée sur le protagoniste candidat en 2015 (Jovenel Moise) je n’étais pas d’accord avec la popularité supra-luminique qu’a acquise ce dernier. Et aujourd’hui c’est toujours le cas. Mais tout est là. Il ne s’agit pas de ce que Jovenel a fait. Mais de ce que les acteurs anonymes contraignants et nous    jusqu’à date avons fait. Récapitulons : il a été catapulté au devant de la scène par le parti politique PHTK (Parti Haitien Tèt Kale)  et le  one man show,  ex-président, Joseph Michel Martelly, là dessus il n’y est pour rien. Il a déclaré ne pas partager l’idée de  ti pas kout    avec le gardien du système à savoir la classe bourgeoise. Concernant l’état de ce pays, Il n’y est pour rien, d’ailleurs ce soit-disant gardien estime qu’il est formellement un ingrat. Il s’est progressivement mis dans le collimateur de la bourgeoisie ainsi que la masse populaire precaire. Je ne vais pas perdre mon temps ...

MWEN_KONSENE

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A force de chercher comment éviter de façon légale la présence de n’importe qui à l’exécutif et au parlement, j’ai fini par vous exclure tous. Parce que la démocratie comme système de gouvernance dans un pays c’est l’affaire de n’importe qui, c’est l’affaire de tous. De touuuuus ! De   moi, de toi, de lui, de ce vieillard muet à cause de son âge, de ce marchand de charbon qui ne connait rien en politique, de cet avocat influant qui ne perd presqu’aucun de ses plaidoiries. De ce professeur, de cet élève, de cet étudiant, de ce chômeur, de ce sportif, enfin tout le monde est concerné. Hé bien, chers compatriotes, prenez ces deux mots. Dans votre tête, à haute voix, enregistrez ça sur votre téléphone, écrivez ça sur un carnet, sur un bout de papier, je ne sais pas ce qui sera votre choix, mais tâchez de dire «  Mwen konsène  » vous pouvez même ajouter «  fout  » si vous voulez. Pourvu que vous compreniez l’enjeu même de la situation de ce pays. C’est grave...

Il a fallu

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Il a fallu Que ce bleu devienne vert et ensuite rouge. Comme le sang de ce golem mort, sentimental auquel on a donné vie par la force nos magiques convictions émotionnelles. Cet arc-en-ciel de toutes les couleurs a bougé tellement vite qu’il est devenu blanc,  comme nos liens vides et perdus maintenant. Il a même empêché cette forte pluie de passion qui allait scellée notre relation. Il a fallu que tu te retires ! Je suis resté imprégné de ton odeur, de ta chaleur, de tes réflexes, de tes petites habitudes, de ta voix, de tes défauts, de tes maux, de ton subtil sens de caractère. Tout est devenu sans importance avec leur unité de valeur négligeable à part le temps.  Le temps de chaque brève et mince rencontre, ou on ne trouve pas le courage de brandir nos adieux. On est comme prisonniers de tous ces maux volontaires. Il  a fallu que tu gardes ton silence ! Même écrire quelques lignes en étant honnête avec moi-même me font nager dans la mélancolie qui s...