Ti Tchwapè(z)
Il y a des femmes qui disent : « Je ne dois rien à personne. » Et elles ont raison. Personne ne devrait acheter un corps avec quelques billets, quelques sorties, quelques attentions déguisées en générosité. Mais parfois, l’histoire devient plus floue que ça. Parce qu’il existe une manière douce de réclamer. Une manière élégante de tendre la main sans jamais demander directement. Une façon de laisser l’homme comprendre seul qu’il doit payer, aider, prendre en charge, prouver. Elle ne dit jamais : « Occupe-toi de moi. » Non. Elle parle de fatigue. De transport. De difficultés. De petits besoins urgents. Et lui, parce qu’il veut être présent, parce qu’il veut créer quelque chose, ouvre naturellement la porte de son portefeuille comme on ouvre une preuve d’intérêt. Au début, ça ressemble à de la proximité. Une sortie. Des conversations longues. Des regards qui traînent un peu trop. Une présence qui devient habitude. Alors l’homme avance avec l’idée silencieuse qu’ils sont en train de const...